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Assurance décès 2026 : fonctionnement, montant et fiscalité

L'assurance décès verse un capital libre aux bénéficiaires désignés au décès de l'assuré. Ce guide explique le fonctionnement du contrat, la différence avec l'assurance obsèques, les régimes temporaire et vie entière, et la fiscalité applicable selon l'âge à la souscription.

Ce qu'est une assurance décès

Un contrat d'assurance décès est un produit de prévoyance : en contrepartie d'une cotisation périodique, l'assureur s'engage à verser un capital forfaitaire aux bénéficiaires désignés si l'assuré décède pendant la durée du contrat. Le capital est fixé librement à la souscription, généralement entre 10 000 et 300 000 €.

La caractéristique principale est la liberté d'utilisation. Contrairement à l'assurance obsèques, dont le capital est affecté au paiement des funérailles, le capital d'une assurance décès appartient aux bénéficiaires sans restriction : ils peuvent s'en servir pour rembourser un crédit immobilier, couvrir des dépenses courantes, financer des études ou régler les frais d'obsèques, selon leurs besoins.

Ce site n'est pas un courtier et ne vend aucun contrat d'assurance. Les informations ci-dessous sont fournies à titre informatif, à partir des textes législatifs et réglementaires en vigueur. Pour obtenir un devis ou souscrire un contrat, rapprochez-vous d'un assureur, d'un conseiller en gestion de patrimoine ou d'un courtier réglementé.

Assurance décès vs assurance obsèques : les différences clés

Les deux contrats portent sur le risque décès, mais leur objet et leur fonctionnement diffèrent sur plusieurs points essentiels.

Critère Assurance décès Assurance obsèques
Objet du contrat Prévoyance patrimoniale, protection des proches Financement des funérailles
Capital versé 10 000 - 300 000 € (choix libre) 2 000 - 10 000 € (couvre les frais funéraires)
Usage du capital Libre, sans affectation imposée Affecté au règlement de l'opérateur funéraire
Bénéficiaire Personne(s) désignée(s) par l'assuré L'opérateur funéraire choisi, puis le reliquat à la famille

Les deux contrats peuvent coexister. Certaines familles souscrivent une assurance obsèques pour organiser leurs funérailles à l'avance et une assurance décès pour protéger leurs proches financièrement. Pour comprendre le fonctionnement spécifique de l'assurance obsèques, le guide dédié détaille les formules en capital et en prestations.

Les deux grands types de contrats

Le contrat temporaire

Un contrat temporaire décès couvre l'assuré jusqu'à une date d'échéance définie à la souscription, souvent 60 ou 65 ans. Si l'assuré décède avant ce terme, le capital est versé aux bénéficiaires. Passé l'échéance, le contrat expire sans qu'aucune somme soit restituée.

Ce régime convient aux périodes de vie où les charges financières sont lourdes : remboursement d'un prêt immobilier, enfants à charge, crédit professionnel. La cotisation est calculée sur la durée de couverture et reste sensiblement moins élevée qu'un contrat vie entière à capital équivalent.

Le contrat vie entière

Ici, la garantie ne se limite pas à une période : le capital est versé quelle que soit la date du décès. Parce que le risque est certain pour l'assureur (tout assuré décède un jour), la cotisation est plus élevée. Ce type de contrat s'inscrit davantage dans une logique de transmission patrimoniale que de couverture temporaire d'un crédit ou d'une période de dépendance économique.

A retenir : la cotisation dépend de l'âge à la souscription, du capital choisi et du type de contrat. Plus la souscription intervient tôt, moins la cotisation mensuelle est élevée pour un capital donné. Certains contrats prévoient une garantie d'invalidité permanente totale (IPT) en option, qui libère le capital de son vivant.

Fiscalité : ce que disent les articles 990 I et 757 B du CGI

Le capital versé par une assurance décès sort du cadre de la succession civile. Les règles fiscales applicables dépendent de l'âge de l'assuré au moment du versement des primes.

Primes versées avant 70 ans : article 990 I du CGI

Chaque bénéficiaire bénéficie d'un abattement de 152 500 €. Au-delà de ce seuil, un prélèvement forfaitaire de 20 % s'applique sur la fraction entre 152 500 € et 700 000 €, et 31,25 % au-delà. Dans la grande majorité des situations courantes, le capital reste entièrement exonéré grâce à cet abattement.

Primes versées après 70 ans : article 757 B du CGI

Les primes versées après le 70e anniversaire de l'assuré bénéficient d'un abattement global de 30 500 €, commun à l'ensemble des bénéficiaires et tous contrats confondus. Au-delà, les primes concernées sont réintégrées dans la succession et soumises aux droits de mutation à titre gratuit selon le lien de parenté. Les gains générés (produits financiers) restent, eux, exonérés quelle que soit la date de versement des primes.

Pour les situations patrimoniales complexes, un notaire ou un conseiller fiscal est mieux placé pour analyser les implications de ces dispositions au cas par cas.

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Questions fréquentes

Quelle différence entre assurance décès et assurance obsèques ?

L'assurance décès verse un capital libre aux bénéficiaires désignés : les proches peuvent l'utiliser comme ils le souhaitent (frais funéraires, dettes, loyer, etc.). L'assurance obsèques est un contrat fléché : le capital, en général entre 2 000 et 10 000 €, est affecté au financement des funérailles et versé directement à l'opérateur funéraire. Les deux contrats sont complémentaires mais répondent à des objectifs distincts.

Quel montant choisir pour une assurance décès ?

Le montant dépend de votre situation : personnes à charge, crédits en cours, revenus du foyer. Un capital de 50 000 à 100 000 € couvre souvent un an à deux ans de revenus. Certains assurés optent pour un capital plus élevé (200 000 - 300 000 €) pour sécuriser le remboursement d'un prêt immobilier ou assurer la scolarité des enfants. Il n'existe pas de montant universel : l'objectif est de calibrer le capital sur les besoins réels de vos bénéficiaires.

L'assurance décès est-elle exonérée de droits de succession ?

Dans la plupart des cas, oui. Le capital versé ne fait pas partie de la succession civile et échappe donc aux droits de mutation classiques. La fiscalité dépend de l'âge de l'assuré lors du versement des primes. Pour les primes versées avant 70 ans, l'article 990 I du CGI s'applique : chaque bénéficiaire bénéficie d'un abattement de 152 500 €, au-delà duquel un prélèvement forfaitaire de 20 % puis 31,25 % s'applique. Pour les primes versées après 70 ans, c'est l'article 757 B du CGI qui régit l'imposition, avec un abattement global de 30 500 €.

Qu'est-ce qu'une assurance décès temporaire ?

Un contrat temporaire couvre l'assuré jusqu'à une date fixée à la souscription, souvent 65 ans. Si l'assuré décède avant ce terme, le capital est versé. S'il est encore en vie à l'échéance, le contrat prend fin sans versement ni remboursement des cotisations. Ce type de contrat convient pour couvrir une période de charges élevées : remboursement d'un crédit, enfants à charge. La cotisation est moins élevée que pour un contrat vie entière à capital équivalent.

Peut-on changer les bénéficiaires d'une assurance décès ?

Oui, la clause bénéficiaire est en principe modifiable à tout moment, sauf si le bénéficiaire désigné a accepté le bénéfice du contrat (ce qui nécessite alors son accord pour tout changement). La rédaction de la clause est importante : une clause trop vague peut créer des litiges au moment du règlement. Il est conseillé de nommer les bénéficiaires avec précision (nom, prénom, lien de parenté) et de tenir la clause à jour après un mariage, une naissance ou un divorce.

Le capital décès de la Sécurité sociale est-il la même chose que l'assurance décès ?

Non. Le capital décès versé par la CPAM est une prestation légale, attribuée automatiquement aux ayants droit d'un assuré social actif au moment de son décès. Son montant est fixe (4 009 € en 2026) et ne dépend pas des revenus ni d'une cotisation volontaire. L'assurance décès est un contrat de prévoyance souscrit librement auprès d'un assureur, avec un capital choisi par l'assuré. Les deux peuvent se cumuler.

Sources : Code général des impôts (art. 990 I et 757 B), Code des assurances (art. L132-12 et L132-13), Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP), Service-public.fr. Les informations fiscales reflètent la législation en vigueur au 1er juin 2026. Dernière vérification : juin 2026.